Baubiologie

Baubiologie : étude des relations globales entre les hommes et l’environnement aménagé d’habitat et de travail

L’étude des impacts de l’environnement des bâtiments sur la santé des habitants et l’application de cette connaissance à la construction d’espaces « sains ».

La science des relations entre la vie et son environnement.

Le terme de Baubiologie est d’origine allemande. Il a été introduit en 1969, en Allemagne, par le fondateur de l’Institut de Baubiologie de Neubeuern IBN, le Professeur Anton Schneider.

Un des termes français les plus connus est « écoconstruction », il est apparu à la fin des années 1960, il consiste en la création d’un bâtiment doté de technologies respectant au mieux l’environnement.

Autres termes « médecine de l’habitat » ou « architecture bio-dynamique ».

La baubiologie vise à « bâtir et habiter sain ». Pour ce faire, l’approche de la baubiologie se base sur une étude globale des interrelations physiologiques, psychologiques et physico-techniques et l’interaction entre l’œuvre (ou aménagement) bâti, l’utilisateur (ou habitant) et son environnement.

La baubiologie est une nouvelle discipline qui nécessite de changer sa façon de penser. La formation et le mode de penser habituels d’un spécialiste en construction sont le plus souvent orientés de façon technique, économique, matérialiste, quantitative et analytique.
Pour l’ensemble des domaines du bâtiment il est nécessaire d’établir une synthèse entre ces deux modes de penser et d’agir.

Un spécialiste en Baubiologie, ayant suivi le cours par correspondance, devrait participer au développement d’un habitat et d’un environnement sain, digne de l’homme, naturel, éco social et global.

Une discipline ouverte à l’international, qui s’est diffusée et a créé des filiales en France, en Espagne, en Autriche, en Suisse, au Royaume-Uni, au Etats-Unis.

Institut français de Baubiologie et d’écologie IBEF

Réseau mondial de Baubiologie

Règles de base

25 règles de base constituent le cadre dans lequel s’exerce cette discipline. Chacun de ces critères doit être évalué à la fois individuellement et en relation avec les 24 autres sans que l’un prévale sur l’autre.  

Matériaux de construction et isolation acoustique

  1. Matériaux de construction naturels et non altérés
  2. Odeurs neutres ou agréables sans émission de toxines
  3. Utilisation de matériaux de construction à faible radioactivité
  4. Protection contre le bruit et les vibrations en fonction de la perception humaine

Climat intérieur

  1. Régulation naturelle de l’humidité ambiante par l’utilisation de matériaux compensant l’humidité
  2. Peu d’humidité de construction avec diminution rapide
  3. Proportion équilibrée d’isolation thermique et d’accumulation de chaleur
  4. Températures superficielles et ambiantes optimales
  5. Bonne qualité de l’air par un renouvellement naturel de l’air
  6. Chauffage par chaleur rayonnante
  7. Peu d’altération du milieu de rayonnement naturel
  8. Absence de propagation de champs électromagnétiques et d’ondes radioélectriques
  9. Réduction maximale de moisissures, bactéries, poussière et allergènes

Environnement, énergie et eau

  1. Minimisation de la consommation d’énergie avec une large utilisation de sources d’énergie renouvelable
  2. Matériaux de construction de préférence issus de la région et évitant l’exploitation inconsidérée de matières premières rares et dangereuses
  3. Aucune conséquence négative sur l’environnement
  1. Eau potable de la meilleure qualité possible

Décoration intérieure

  1. Considération de dimensions, proportions et formes harmoniques
  2. Conditions naturels de lumière, d’éclairage et de couleurs
  3. Application des connaissances physiologiques et ergonomiques pour la décoration et l’aménagement intérieur

Site de construction

  1. Site de construction sans aucune perturbation naturelle ni artificielle
  2. Bâtiments d’habitation à l’écart de sources d’émissions nocives et bruyantes
  3. Construction décentralisée et à faible densité dans une agglomération alternée par des espaces verts
  4. Habitat et colonie individuels, naturels, humains et adaptés aux familles
  5. Construire sans dommages sociaux consécutifs

Une discipline au croisement de l’écoconstruction et de la santé

La baubiologie est bien plus qu’une méthode de construction : c’est une philosophie de projet.
Elle invite à repenser la manière de concevoir les bâtiments, en sortant d’une approche uniquement technique, économique ou quantitative.

Elle s’inscrit naturellement dans une démarche :

  • d’écoconstruction,
  • de réduction des pollutions intérieures,
  • de qualité environnementale,
  • et de santé dans l’habitat.

Pour les maîtres d’ouvrage, architectes, maîtres d’œuvre et artisans engagés dans cette voie, la baubiologie apporte un cadre de réflexion précieux pour concevoir des espaces durables, humains et cohérents.


Pourquoi intégrer la baubiologie à un projet ?

Intégrer les principes de baubiologie dans un projet de construction ou de rénovation permet de :

  • améliorer la qualité de l’air intérieur,
  • limiter l’exposition aux substances indésirables,
  • favoriser un meilleur confort thermique et hygrométrique,
  • réduire les nuisances sonores et électromagnétiques,
  • choisir des matériaux plus sains et plus durables,
  • créer un environnement favorable au bien-être des occupants.

Une expertise adaptée aux projets sains et durables

La baubiologie trouve toute sa place dans les projets de :

  • rénovation écologique,
  • construction bois,
  • habitat biosourcé,
  • extension saine,
  • conception d’espaces de travail,
  • transformation de bâtiments anciens,
  • accompagnement de projets engagés dans la qualité de vie et la sobriété.

Conclusion

La baubiologie propose une vision globale et exigeante de l’habitat. Elle relie la santé, l’environnement, les matériaux, l’énergie et le confort dans une même approche cohérente.
Concevoir un bâtiment selon ces principes, c’est faire le choix d’un espace plus respectueux de l’être humain et de son environnement.